mardi 4 mars 2008

Je sais, c'est méchant,

mais comment résister à l'envie de partager avec vous ces quelques lignes, expression de l'insondable (!) sagesse estudiantine :P

"Dû à son côté mathériel, il (le corps) est tangible, et, donc, réductible à des paramètres physiques, c'est-à-dire que l'on peut enfermer le corps dans une boîte, ou un tout autre endroit, puisqu'il n'est pas qu'une idée, on peut l'attraper de nos mains. Ainsi, le corps fait partie de l'étendue."


Je ne sais plus si c'est vraiment du tabac que j'ai fumé avant de me mettre à corriger (1). Par moments, je sens à quel point cette activité (la correction) a un effet néfaste sur ma santé, mon équilibre, et j'en viens à me demander si la confusion mentale me gagne...


Ps. Je garde pour moi toutes ces savoureuses trouvailles orthographiques dont on me fait cadeau et dont je me délecte. Si seulement vous saviez, vous en seriez tous verts de jalousie! ;)



(1) Je vous rappelle que mes billets sont romancés et je précise que je ne fume pas le tabac, que je n'ai rien fumé du tout aujourd'hui ;)

4 commentaires:

MadeInHell a dit…

ah misère la correction.

Juste pour ça vous devriez gagner 200 000$ par année ! Je ne vois que les travaux de mes fils et j'en ai plein le ponpon... ou pompon :-)

Pour le BoBlondTénébreux c'est à cause de la photo. Il avait l'air ténébreux. Mais aussi bizarre que ça puisse être on s'écrit à tous les jours... flyé hein !

Hortensia a dit…

Les perles sont la récompense de la correction. Il n'y a aucun mal à s'en délecter. :-)

Lewescarol a dit…

ces perles sont de la poésie pure, sauvez en quelques mots traitez les en calligraphie en peinture, vous atteindrez les délices du surréalisme.

Encre a dit…

Ah!ah!ah! LewesCarol, vous êtes génial! Et si je ne leur demande pas l'autorisation de les citer, je leur "vole" leurs phrases, ce qui donnera à mes calligraphies une allure plus subversive et en fera un acte politique :P :P

Juliette, c'est d'assez mauvais augure appeler ainsi le BoBlond. Tu connais ce poème de Nerval:

El Desdichado

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.


Sexuellement parlant, ça ne me semble pas très prometteur ;)

(Oups, j'oubliais qu'on est sur un blog respectable et que j'ai posé ma candidature pour l'obtention du ruban rose de la Ligue morale...)


Hortensia, tu goûtes les mêmes joies que moi en ce moment? L'autre jour, la dernière élève à me remettre son examen de mi-session m'a dit, toute emballée, pleine d'une naïveté difficile à s'expliquer chez une finissante : "Madaaaaame, vous devez être contente et avoir hâââte de lire ce qu'on vous a écrit! Ça doit être intéressant!!!!!" Pas ironique pour deux sous, elle croyait sincèrement que je me mourrais d'arriver à la maison pour me lancer dans cette palpitante lecture. Pauvre petite, je l'ai laissée avec ses illusions ;) J'aurais pu lui expliquer que si j'avais 15 (et non 150) élèves en tout et pour tout, la curiosité pourrait encore prendre le dessus et je pourrais peut-être apprécier cette activité. Mais je n'ai pas voulu éteindre les étoiles qui brillaient dans ses yeux.

Heureusement qu'on a les perle.

Ceci dit, je n'ai pas toujours été aussi cynique. Sans dire que j'"aime" corriger les copies de mes élèves du PSQ, je trouve quand même plus intéressant de corriger des copies d'élèves que je connais bien pour les suivre session après session. En 240 heures de cours avec des élèves motivés, on peut constater plus de progrès qu'en 45 heures, et on peut alors ressentir pour/avec eux la fierté (le prof se met à s'identifier à ses élèves)de voir à quel point ils sont parvenus à se dépasser.