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mardi 16 septembre 2008

Dédoublement de personnalité

Ça y est, c'est fait.

Ça faisait un bout de temps que j'en avais envie.

Envie d'avoir un espace consacré uniquement à la calligraphie et à l'aquarelle, un carnet ou un journal de bord où je peux noter dans les moindres détails tout ce que je fais, tout ce que j'ai envie de noter sans avoir envie de me censurer en me disant que le lecteur n'a peut-être pas tellement envie de lire mes autocritiques et qu'il s'en fout de savoir quel pinceau j'ai utlisé etc.

Idéalement, j'aimerais bien pouvoior faire tout cela sur papier, dans un vrai beau cahier. Mais c'est trop demander à une fille désorganisée, même si elle aime la calligraphie. Un espace de stockage, une interface facile à utiliser, ça aide à s'y retrouver ;-)

J'avais aussi bien envie aussi d'aller voir pourquoi tout le monde dit que Wordpress, c'est tellement mieux. C'est fait, et je confirme : dès le premier regard au tableau de bord, on comprend immédiatement pourquoi c'est mieux!

Les carnets bleus

Le titre est un peu cliché, je manque cruellement d'imagination aujourd'hui. J'ai déjà importé les billets des catégories "calligraphie" et "mon cahier d'aquarelle".


Il y aura bien sûr des doublons, je vais continuer à publier aquarelles et calligraphies ici, sans rajouter de commentaires, sans réflexions sur ce que je fais.

mardi 9 septembre 2008

Lorsque j'ai un chèque à envoyer

je suis généralement plus expéditive.

C'est loin d'être parfait : il était 23heures lorsque j'ai commencé, par le rabat - ok, ça va, puis le nom en gros - yeah! ça va encore même si sur la photo ça semble de travers, ce n'est qu'une fausse impression à cause de l'appareil qui n'était pas parfaitement horizontal), il ne me restait plus qu'à inscrire l'adresse et là j'ai crispé par crainte de rater au dernier moment. Pensez donc, pour ce distinataire, il fallait faiire quelque chose de bien. Rater par crainte de rater, gaffer par peur de gaffer, vous connaissez? La main est devenue rigide, le bras ne répondait plus. L'adresse est maladroite, le code postal ultra-moche. Merde!!
Bahh (1), ils feront avec, l'ensemble n'est pas si mal quand même ;-)




ben oui, sortie de l'anonymat ;-)


(1) C'est du faux détachement de blogueuse menteuse. En fait, ça me dérange vraiment LOL!

dimanche 7 septembre 2008

Du temps pour peindre


Du temps pour peindre hier : F2 couchait chez Mère-Grand avec sa cousine et F1, plus autonome, faisait ses petites affaires dans sa chambre (entendez : tapissait ses murs d'affiches). J'ai fermé bouquins de philo, les logiciels de graphisme et j'ai pris les pinceaux avec une mauvaise conscience très proche de l'angoisse - sans raison d'être, une mauvaise conscience tout à fait névrotique de fille qui travaille trop depuis trop longtemps.

J'ai beaucoup aimé peindre ce paysage de dégel, après une conquième version du phare dans laquelle celui est peut-être plus réussi mais les bâtiments manquent d'intérêt. Je suis enfin lasse de ce tableau et remise ça sur la tablette pour l'instant. N'empêche, j'ai vraiment le sentiment de découvrir et d'apprendre beaucoup sur la couleur en reprenant ainsi inlassablement le même motif.


jeudi 4 septembre 2008

Noir et blanc

Pas eu le temps de faire grand chose avec ma plume, ces temps-ci. J'étais trop prise par ce projet d'étiquettes, à plancher sur Photoshop et Illustrator. Ordi à la maison, au boulot, matin et soir, beurk, j'en fais une indigestion! J'ai tellement hâte de le remiser un peu pour reprendre papier et instruments d'écriture...

Tout ce que j'ai pu faire, c'est une enveloppe que je publie ici après avoir masqué en vert la ville et le code postal afin de ne trop en divulguer à tout vent. Comme je n'avais pas de timbre et qu'il me fallait prendre la photo avant d'aller à la poste, j'ai pris un vieux timbre dans une collection qu'on a à la maison et l'ai posé là pour les besoins de la cause ;-)

C'était mon premier essai sur papier noir et j'ai bien aimé l'expérience même si mon encre était un peu épaisse (pour obtenir un bonne couvrture) et pas tellement agréable à utiliser .



J'ai également ENFIN pris le temps de monter sur en cartes ces calligraphies. Ça donne ça :

mardi 22 juillet 2008

Ben non...

... j'suis pas encore tannée ;)

samedi 19 juillet 2008

Six ways to say it - exercice de style

"La racine est une fleur qui dédaigne la gloire." Khalil Gibran










jeudi 17 juillet 2008

La générosité

Bouleversée, ce matin, de découvrir ceci dans une enveloppe livrée par le facteur :








C'est un cadeau de Béa, qui avait proposé de m'envoyer des planches de bâtarde. Il s'agit d'un livre qu'elle a réalisé, un superbe travail de calligraphie et de reliure. C'est absolument magnifique!!! 7 pages de majuscule insulaire ornée. Sompteux, c'est le mot qui convient, rien de moins!

J'ai souvent eu la surprise de recevoir de très généreux cadeaux auxquels je ne m'attendais pas du tout, de la part de quasi étrangers. Il y a eu ce rosiériste de Colombie-Britannique
qui m'a envoyé toute une caisse d'énormes (et lourds) de drageons de rosiers rarissimes en "livraison du lendemain" (je vous laisse imaginer les frais de poste astronomiques), alors que je ne lui avais demandé qu'un peu de bois d'un seul rosier. Cette autre qui en avait fait autant, et qui m'avait envoyé par la suite, de l'Ile de Victoria, un cadeau-surprise : cet livre énorme, magnifique, très coûteux et atrocement lourd livre (je fais les frais de transport, indécents) de F. Joyaux La rose de France... Cet autre de Louisiane, si mes souvenirs sont bons, qui nous avait envoyé à Mlle V. et à moi d'énormes colis pour que nous puissions cultiver au Québec ces introuvables rosiers thé, cette femme si sympathique de Californie, encore, qui nous envoyait rosiers et cadeaux pour les filles... Il y en a tellement eu! Et chaque fois, cette générosité gratuite me bouleverse et m'émerveille.

Le cadeau de Béa, lui, n'a pas de prix. Il est le fruit de nombreuses heures de travail. Je suis touchée, émue, honorée de recevoir un tel présent. La majuscule insulaire est une écriture lente. Chaque empattement nécessite trois coups de plumes, chaque apex en suppose 2. Toute la famille admiré ce beau cadeau et je réfléchis encore à l'endroit et à la façon dont je l'exposerai.

Merci Béa. Tu es vraiment une fée! Je sais que tu es en vacances en ce moment et je ne sais pas si tu peux lire ce billet, mais je voulais montrer, partager ce cadeau. Sache que j'ai ressenti d'abord étonnement, puis excitation, admiration, émerveillement, joie, gratitude, plaisir à admirer de près un si bel objet, gratitude, gratitude, gratitude et joie :-)

mardi 15 juillet 2008

« Merci » ou « De la persévérance » ou « Sortir du placard et respirer au gand jour »

(le 16 au matin, une suite vient d'être ajoutée pour clarifier mon propos)


On n'a pas peur de faire du jogging au vu et su de tous et chacun même si on ne fracasse pas de records, même si on n'est pas coureur professionnel, même si on est simple débutant qui chausse ses souliers de course pour la première fois. Et pour peu qu'on persévère dans cette pratique, on nous accordera volontiers le titre de sportif. Parce qu'on conviendra facilement que c'est la pratique du sport et la passion pour le sport qui fait le vrai sportif, et je trouve qu'on a bien raison de concevoir les choses de cette façon.

Pour ce qui est de la pratique d'une activité artistique, c'est autre chose. Si bien que trop souvent, celui qui aime peindre, dessiner, écrire, composer restera toujours mortifié à l'idée de livrer au regard des autres des choses « qui, de toute évidence, ne sont pas à la hauteur », et ça lui prendra souvent une bonne dose de détermination pour ne pas reculer, pour persévérer au grand jour dans la pratique de ce qu'il fait, parce que dans ce domaine, on admettra rarement que la passion et la pratique fassent d'un individu un artiste comme cela pourrait en faire un sportif.

J'ai toujours été étonnée de constater l'âpreté et le dédain avec lesquels certains artistes professionnels défendent ce qui apparaît comme un titre réservé à quelques élus et que de ridicules usurpateurs s'arrogeraient en leur faisant toujours un tort considérable. Il est un calligraphe réputé qui ne cesse de tenir ce genre de discours. La hauteur et le mépris avec lesquels il traite tous les scribouilleurs qui n'ont pas trente ans de pratique et quinze ans de formation dans les grandes écoles virent à l'acharnement. Dans la même veine, on pouvait lire, l'an passé, dans une revue sur l'aquarelle, les propos méprisants du président d'une association pour la promotion de l'aquarelle (sic!) se lamenter haut et fort du tort que causaient aux vrais artistes la déplorable démocratisation du médium et l'émergence de ces légions de peintres du dimanche qui jettent le discrédit sur ce bel art. On se gausse de « celui qui croit tout savoir alors qu'il n'a rien appris », de sa naïveté, de ses ridicules prétentions.

Peintre, sculpteur, calligraphe, il semble que cela soit des appellation réservées aux artistes avant d'être des activités auxquelles chacun peut s'adonner. Que les bonnes gens s'amusent à rimailler, à peindre, à faire du théâtre d'été, soit! Mais de grâce, qu'ils le fassent en cachette, à l'abri des regards, dans leurs salons ou leurs greniers, et surtout qu'ils n'en parlent pas puis que cela ne mérite ni un regard, ni une oreille attentive. Passe-temps, divertissement, désennuiment, hygiène de vie à la rigueur.

D'un côté, l'Art qui se décline toujours avec un grand A et qui s'accroche à sa majuscule, de l'autre, l'hygiène, le divertissement. Si l'école ne considère les cours de musique, de théâtre et d'arts plastiques que comme des cours bouche-trous qui servent tout juste à remplir les plages horaires vides et à permettre à l'élève de se reposer un peu la tête entre deux cours « sérieux », ce n'est que la manifestation de cette idée selon laquelle ces pratiques ne sont pour nous que d'hygiéniques passe-temps.

(Juliette, je t'envie, tu n'as pas à te cacher et à surmonter le rouge qui te monte au visage lorsque tu enfiles tes souliers de courses. Et comme tu es plutôt sympathique, des fois je laisserais là mes ces plumes et pinceaux que j'ai l'outrecuidance ou peut-être le ridicule de posséder et j'irais faire quelques kilomètres avec toi ;-)

***

« Alors, Léger-Léger, on me dit que vous taquinez la muse à temps perdu? » disait à peu près en ces termes(1) je ne sais plus quel ministre ou haut diplomate à Saint-John Perse.

On imagine aisément le ton narquois, le sourire en coin – l'amusement.

***

(Moi à moi-même :) ―« T'as pas honte de mettre de telles choses en lignes, c'est ridicule, pathétique! »

(moi-même à Moi :) ― « J'ai fait ce que j'aime faire et je l'ai fait du mieux que je le pouvais alors ; je ne me mesure à personne. »

(Moi à moi-même) ― « Tout de même! Du devrais effacer ça et ça et ça du blog, au moins! »

(moi-même à Moi) ― « Comme Femme libre assaillie par le doute, je persévère! Je continue ce satané cours de yoga à mettre en ligne ce que je fais et je n'écouterai pas la voix de monsieur M. les discours fascistes, les chiens de gardes qui font mine d'être subversifs et qui protègent des titres. »


***

Hier, Moi parlait vraiment très fort, et j'avais du mal à lui tenir tête.

Mais lorsque cela se produit et que je lis les commentaires que vous me laissez en passant, cela m'aide à persévérer et à ne pas me déclarer vaincue par ces scrupules qui m'assaillent périodiquement. Il y a des gens pour regarder ce que j'ai envie de faire et de donner à voir, je respire au grand jour. Pas besoin d'un vaste public, simplement de sortir du placard. C'est génial.

Cela m'aide à retourner à mes petites affaires. À faire mes petites affaires.

Et puis, je pense aux Grecs (c'est mon côté pompeux, on ne se refait pas) pour lesquels ces disciplines que nous qualifions d'artistiques n'étaient pas des chasses-gardées de grands génies ou de corporations mais essentiellement une poïesis, un « faire », une praxis, une activité de transformation. Je n'ai ni la prétention de faire de l'Art, ni celle de créer (ce serait bien naïf), mais je peins comme je le veux et je refuse de céder à la tentation de m'en cacher, je revendique le droit de le faire au grand jour et de me dire calligraphe ou peintre comme d'autres se disent sportifs, sans prétentions mais sans avoir à me justifier non plus. Ma passion et ma pratique sont à mes yeux des justifications suffisantes.

Discours naïf et prétentieux? J'assume.



PS. Comment ne pas admirer Solange qui réalise chaque fois un beau doublé en ayant le front de nous offrir ses pastels et ses poèmes! Faut le faire!

PPS. Le libellé de ce billet? Perversions innommables, pardi! ;-)

  1. Trop paresseuse pour retrouver la citation exacte, je la redonne à peu près.

Ajouts du lendemain matin.

Hier, j'étais assez contente de ce billet, mais ce matin, je me demande s'il est et sera bien interprété. L'Encrier, qui me connaît, c'est bien amusé à le lire et a beaucoup ri, mais les gens semblent inquiets et cherchent à me rassurer dans les commentaires...

Je ne pars en guerre contre personne, je remets en question une attitude qui me semble dommageable et je combats des démons intérieurs. Je le fais en m'amusant, ce billet, je l'ai écrit en riant. Que cela soit clair : je ne joue pas au grand artiste incompris, je ne suis pas en mal de reconnaissance et je ne réagis pas émotivement à quelque chose qu'on viendrait de me dire. Et mes propos ne visent personne en particulier non plus (si, tout de même, j'ai cité deux personnages ;-) Je me questionne sur notre rapport à l'art, un rapport de sacralisation que je remets en question en interrogeant les motivations et les effets de cette sacralisation.

Ceci dit, je ne méprise pas ni ne tienne pour rien l'investissement considérable d'artistes qui se donnent à fond à une formation rigoureuse! Je n'ai pas l'intention de devenir le nouveau monsieur Jourdain et je ne pense pas qu'en art, tout se vaut. Je conçois très bien que le parallèle que j'ai fait en début de billet entre la pratique du sport et l'activité artistique soit discutable. Il relève en partie de la rhétorique. Il est heureux que le travail des meilleurs soit pleinement reconnu et je ne serai pas de ceux qui refusent de dire qu'en ce domaine, tout n'est que pure appréciation subjective. Mais la reconnaissance des meilleurs ne doit pas devenir terrorisme ou censure. Et je me demande si parfois, il n'y a pas un peu de cela.

Just my two cents ;-)

lundi 30 juin 2008

Pensée : fleur qui pousse parfois dans la tête des hommes

auteur : inconnu

Trois interprétations - les photos sont mauvaises, j'en prendrai d'autres demain si j'en ai le temps (pas sûr!!!)

Des collages pas collés (je n'ai plus de colle digne de ce nom)

Commentaire du lendemain matin : je réalise en les regardant ce matin d'un oeil neuf (L'Encrier m'aidant, ce qui est génial), à quel point ils ne sont pas aboutis, ils manquent d'intégration - je vais essayer de les retravailler.

Version 1 :



Version 2 :


Version 3 :



Gandhi en trois temps





J'ai toujours des problèmes de régularité des espacements. Mais ça revient avec la pratique. Bien sûr, mes brouillons sont toujours parfaits, c'est lorsque je prends une feuille en me disant que je fais un propre que le stress me fait faire de mauvais tracés. Je me dis souvent que je devrais cesser de perdre tant de temps en brouillons : ça devient stérile et paralysant. Ne produire que des "propres", puis faire le tri : jetter ce qui est raté et ne conserver que les oeuvres immortelles ;-)

vendredi 27 juin 2008

Cartes en devenir

(Cliquez)



(Cliquez)



Des essais pour un projet de carte. Pas évident sur la photo, mais l'encre que j'ai fait fuser dans le brou de noix est une encre métallique. L'effet est vraiment intéressant.

Désolée pour les lignes au crayon de plomb, je ne les effacerai que demain - j'ai gâché trop de calligraphies en effaçant trop tôt sous de l'encre mal séchée ;-)



mardi 24 juin 2008

Le papier Ingres (cent fois sur le métier..)








Que Solange connaît sûrement, parce qu'il est surtout utilisé pour le pastel, est bien beau, mais pas si facile à travailler.

Deux tentatives de calligraphie chancelière avec chacune leurs défauts dont j'aimerais bien rejeter complètement la faute sur le papier Ingres, mais il me faut bien admettre (même si en calligraphie, la photo amplifie des défauts qu'on voit moins sur l'original) que je dois retrouver plus de régularité dans les espacements entre les lettres. Je retravaillerai ce soir sur du papier aquarelle, si j'en ai le goût et le temps. J'aime bien la mise en page, il me faut retrouver la forme, c'est tout. Mais je suis hyper motivée, dans quelque jours, je l'aurai retrouvée! :-)

L'anglaise





L'Anglaise est à mon sens l'écriture la plus difficile à maîtriser, la plus facile à perdre si on ne s'y astreint pas presque quotidiennement. Je me remets, difficilement, à l'anglaise. J'en fais 45 minutes par jour depuis trois jours et semble être en synchronicité avec Fée colombe, dont j'ai découvert en fin de semaine le beau site. Allez voir et promenez-vous sur le blog, ça vaut le coup d'oeil, et c'est vraiment inspirant!!!

lundi 23 juin 2008

Noirs tracés



J'ai retrouvé le tire-ligne ce matin, après l'avoir délaissé pendant près d'un an. J'en avais psychologiquement besoin pour me libérer d'un sentiment explosif.

Jusque là, j'avais l'impression que j'étais sortie quasiment indemne de ces trois mois sans calligraphier... cruel démenti du tire-ligne!

La gestuelle est tout sauf du n'importe-quoi. Elle suppose une bonne maîtrise des formes. Le tracé doit être nerveux (il faut donc calligraphier vite et "sans y penser"), mais les proportions des lettres, leur morphologie doivent être respectés, l'enchaînement des pleins et des déliés doit être respecté. Cela doit "sortir tout seul", sinon, le tracé manquera de nervosité, d'énergie.

Je peux voir sur les essais de ce matin qu'il y a des lettres où pleins et déliés sont mal définis, des endroits où ça manque de nervosité...

J'ai décidé de m'y remettre : vingt minutes de gestuelle chaque matin, pour remplacer le café dont je dois me libérer.

dimanche 22 juin 2008

Cartes de remerciement

Ce sont les cartes de remerciement que j'ai fait pour le professeur de Sara et pour son assistante.

(Je ne sais pas pourquoi mais les photos-vignettes ont un aspect tremblotant et mal lissé - cliquez pour un meilleur aperçu - les photos grand format ne présentent pas ce défaut ;-) )


mercredi 14 mai 2008

Des extraterrestres et du péché originel.

Je n'ai toujours pas eu le temps de me mettre à cette calligraphie dont Anita au eu la génialissime idée. Mais elle est bien là, à murir encore un peu dans mon esprit. J'avais pensé traiter le sujet en dessinant une carte de visite sur laquelle serait inscrite, en lettres déjantées, ce titre burlesque de "régent de la Pénitencerie apostolique"et reproduire en arrière un masque et un personnage de la Commedia dell'arte. Il n'y a qu'à aller faire un tour ici pour constater que l'idée n'est bête, que je suis sur la bonne voie et que ce qu'il faut mettre en évidence, c'est bien le comique de la chose :))

Pelletage de nuages ou... de galaxies???

Heureusement que le ridicule ne tue pas. Mais quand même, quel gaspillage d'énergie dans un monde où il y a tantà faire !

dimanche 2 mars 2008

La Morgue (brouillon)




"Qui te rend si hardi de trouble mon breuvage,
Dit cet animal plein de rage"
(La Fontaine)


L'idée m'est venue ce soir, durant le trajet de retour. Lorsque les enfants ont été couchés, j'ai fait ce brouillon rapide (env. 3 minutes), frustre mais qui donne une bonne idée de ce que je veux faire. Je le publie, ne sachant pas trop quand j'aurai le temps de faire le "propre" mais surtout pour donner suite aux commentaires récents de Cloudy et LewesCarol. C'est vrai que la textura est austère mais c'est justement un défi intéressant de la rendre un peu plus moderne, festive, voire burlesque.

Je compte mettre le mot "hardi" en rouge et rajouter, en petite ronde (lien externe) : "Dit cet animal plein de rage". Mais je ne sais où encore (peut-être sur la verticale ? sinon probablement en dessous). Et puis il me faudra ajouter le nom de l'auteur.




Le Loup et l'Agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un Agneau se désaltéra
Dans le courant d'une
onde pure.
Un Loup survient
à jeun qui cherchait aventure
Et que la faim en ces lieux attirai
Qui te rend si
hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras
châtié de ta témérité.
- Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas
désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par
conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu
médis l'an passé.
- Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ?
Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère.
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne
m'épargnez guère,
Vous, vos bergers, et vos chiens.
On me l'a dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le Loup l'emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de
procès.

Jean de la Fontaine

vendredi 29 février 2008

Tout n'est pas si noir

Trois lignes rapides de gothique ont suffi t à me rassurer : elle a moins souffert que ma chancelière. C'est une écriture plus facile à maîtriser. Les quelques erreurs (le p, le a entre autres) sont dues à la distraction (je discutais avec F1 en écrivant).


Misère...

J’imagine que la calligraphie, c’est un peu comme le yoga. Lorsqu’on arrête d’en faire sur une base quotidienne, on doit repartir de loin lorsqu'on s’y remet. Cela fait plus de deux mois que je n’ai pas touché à mes plumes. Je fais des semaines de soixante heures de travail et lorsque qu’une fois ou deux par semaine j’ai encore un peu d’énergie le soir, lorsque les filles sont couchées, je n’en ai cependant plus assez pour m’installer à la table à dessin. Je prends alors ma planche et je fais de l’aquarelle en paresseuse sur le sofa du salon et écoutant la télé. La calligraphie a donc été reléguée aux oubliettes pendant un certain temps. Hier soir, j’ai essayé de m’y remettre. L’horreur! J’ai quelques idées de mise en scène pour cette citation d’Holderlin (« L’heure élue peut beaucoup »), mais c’est impensable, pour l’instant, d’envisager autre chose que de « faire des lignes » pour reprendre un peu la forme, des lignes misérables, comme on peut le voir sur les 3 photos publiées (en pilant sur mon orgueil, je vous le garantis!)

Maladresses, manque de régularité dans les formes et les contre-formes, manque de spontanéité, manque de rythme: ça fait désespérément "scolaire", c'est pathétique. En plus, c’est en grand module, ce qui est supposé être plus facile. J’oscille entre la colère et le découragement car je sais, pour avoir déjà connu ce genre d’épisode, que ça me prendrait quelques jours d’exercices assez intensifs pour vraiment reprendre la forme. Mais voilà, je n’ai pas ce temps à ma disposition. Tout ce que je peux faire, pour l’instant, c’est de tenter de limiter la casse et en tentant d’en faire au moins 20 minutes chaque jour.

Je n’ai pas osé essayer l’anglaise que je n’ai pas utilisée depuis au moins trois mois et qui se « perd » beaucoup plus vite que la chancelière. La gothique, plus facile, devrait donner de meilleurs résultats, j’en ferai un peu ce soir question de me redonner du courage si j’en ai le temps après avoir terminé nos valises.

Ça va me prendre un programme d’entraînement pour reprendre la forme ;)



Première tentative, catastrophique (mais j'aime bien le feu) :


Renonçant tout de suite à faire des brouillons, je me suis mis à faire des lignes, peut-être pas "catastrophiques", mais "terriblement maladroites" :






Quatre ans de calligraphie pour en arriver à ça!

Me voyant au désespoir, l'Encrier regarde et essaie de me consoler :
-- C'est quand même pas si pire...

Moi, avec la méchanceté des gens humiliés :

-- Si t'avais le moindrement de culture typographique, ça te sauterait aux yeux que c'est nul!"

Devant tant de gentillesse de ma part, il est redescendu écouter de la musique.

Tout à l'inverse de ce qu'exprime le texte calligraphié, je me sens déçue, amère, aux antipodes de l'état de grâce. Il faut que je me remettre à la discipline des exercices réguliers. Je vais reprendre une chancelière plus classique et plus formelle que celle-ci pour me refaire la main, et je publierai mes "progrès" au fur et à mesure. Pour voir le bon côté des choses, disons que là où j'en suis présentement, je ne peux plus que progresser ;)

samedi 12 janvier 2008

X-acto mon amour



Cloudy demandait l'autre jour comment un ratage de dernière minute était possible.


Voici un exemple.


J'ai repris l'autre soir la calligraphie « Je crois au soleil même quand il ne brille pas ». Après 1 heure 30 de travail (principalement à cause de l'aplat violet qui a exigé 5 couches de gouache qu'il faut à chaque fois laisser sécher à fond pour donner quelque chose d'uniforme), après avoir réussi un texte difficile parce que calligraphié sans portées pour me guider, ratage sur les 2mm de la fin! Pas sur la dernière lettre, mais sur la dernière section de la dernière lettre, sur le petit délié du bas du « s », qu'il faut exécuter avec le coin de la plume en tirant l'encre déjà déposée dans le plein de la partie médiane. Là, l'irréversible se produit : le papier était plus imbibé que je ne l'avais cru et en tirant ce qui ne devait être qu'un petit filet d'encre, c'est toute une grosse goutte que j'entraîne.




Lorsque le travail est calligraphié à la gouache, je peux compter sur mon ami l'x-acto pour me tirer d'affaire : j'attends que la peinture sèche et je gratte. Là j'avais utilisé le brou de noix. Ça imbibe d'avantage le papier et je ne savais pas si je parviendrais à sauver la calli.


Eh bien croyez-moi, l'x-acto est un ami fidèle qui ne nous laisse jamais tomber dans les moments difficiles. Il a bien su faire disparaître l'horrible goutte.





X-acto, mon ami, je t'aime!



Quand tu me sauves comme ça des heures de travail, je crois que je t'aime tant que je te ferais l'amour.





Enfin, presque.