mardi 8 janvier 2008

Du zéro absolu et des mondes infinis





Aujourd'hui on flotte entre deux eaux, on passe sans arrêt de l'infiniment grand à l'infiniment petit.



*



Dans le bureau. F2 et moi « travaillons » dos à dos, chacune à « sa » table de travail.


― Rhôôôôôôô-ôôô-ôôô!


― …. ?


Grosse nulle!


― ???


Mais tais-toi donc, espèce de grosse nulle!!!!


Là, Mère indignée pour ne pas dire carrément suffoquée, se retourne afin remettre à sa place l'insolente jeunesse et constate qu'F2, qui a compris assez vite les règles du jeu, s'impatiente de la lenteur des explications et crie son exaspération à la voix féminine qui sort de l'ordi ;)


*


Quelqu'un a dû lui expliquer ce que sont les milliards. En ce moment, tout se compte ici en milliards et en centaines de milliards. Je n'y avais pas fait attention au début, tellement elle en parle avec naturel. C'est la répétition que m'a fait remarquer la chose :


― Maman, j'ai envie de te donner des milliards de baisers!


― :-))


―Des chansons comme ça, j'en connais des centaines de milliards!


― :-)


―J'aimerais avoir des milliards et des milliards de bonbons!


― !


―Peut-être que si je le demande au Père Noël un milliard de fois…


― ?


― Je vais dessiner un champ avec des milliards de fleurs.


― …


―Et puis je vais utiliser des milliards de couleurs!




O.K., Doudou, ça fait un au moins milliard de fois que tu me le dis en moins de cinq minutes ;-)




dimanche 6 janvier 2008

Le final










Palette : Imitation de jaune auréolin, jaune permanent orangé, jaune de mars, sienne naturelle, sienne brûlée, bleu cobalt, rose doré, rouge quinacridone, garance brune, violet de winsor

Techniques : humide sur sec et humide sur mouillé.


Je vais tenter une deuxième version en teintes froides, mais pas tout de suite. Je me donne le temps de prendre du recul.


samedi 5 janvier 2008

À ne surtout pas manquer !

Surprise ! (cliquez)

Pas terminé, mais...





... je publie avant qu'un ratage magistral de dernière minute ne se produise ;)







Je me suis fait un calque et je vais en essayer différentes versions. J'espère bien terminer celle-là demain soir, à tête reposée (i.e. lorsque les enfants sont couchés)

Hamtaro Story Part 1









En revenant d'une journée à l'extérieur, une des grandes énigmes familiale a enfin été résolue : nous connaissons désormais le sexe de notre Hamtaro , qui s'est finalement avérée être « une » Hamtaro. Enfin, une ex-Hamtaro rebaptisée (laïquement bien sûr) Pachemina. Seule F1 a vu les bébés, et guère plus qu'une seconde : en soulevant ex-Hamtaro, elle a vu « une petite montagne de bébés roses » que la maman cachait sous son ventre.

Bon, la cage a été lavée hier après-midi, ce qui veut dire qu'au moins, le timing est bon : on a quelques jours devant nous pour permettre aux bébés de prendre des forces avant d'avoir à les déranger. F1 a lu sur le Web qu'une portée de hamster, c'est 2 à 9 petits. J'ai dit à F1 qu'elle pourrait en garder un. Grisou a tenté un shotgun pour les deux suivants, mais F1 n'était pas d'accord et je n'avais pas la ofrce de supporter encore un autre conflit entre ces deux-là, alors je me suis lâchement rangée du côté de F1. J'espère qu'on n'aura pas à se casser la tête pour caser les autres. Comme la mère est jeune et qu'elle en est à sa première (et dernière, sauf intervention de l'Esprit-Saint) portée, je prie (eh oui!) pour qu'il y en ait le plus possible qui meurent de leur belle mort.

Si jamais l'un de vous veut en adopter un ― et pourquoi pas deux! ― je vous poste ça gratuitement ;)



jeudi 3 janvier 2008

Iris




Les couleurs ne sont pas tout à fait exactes sur la photo : certaines jaunes paraissent blancs (ex. l'apparent trou blanc sur le fruit en bas, à droite, de même que sur celui dans l'assiette) et les orange pâles semblent jaunes foncés.

Je vais le reprendre, demain (plus réalistement : la semaine prochaine), sur du papier de qualité (Arches). Là, j'ai utilisé du Fabriano Studio et comme il y a eu des tâtonnements, plusieurs lavis et des effacements, deux choses que le papier bas de gamme tolère mal, ça a donné un aspect "boueux" par endroits.

Je voudrais aussi donner un aspect un peu plus géométrique à l'arrière fond - à suivre.

L’extrait du jeudi soir


Un autre billet à quatre mains : la Note de jeudi soir de Cloudy m'a rappelé un de mes extraits fétiches, un passage du « Chant de minuit » dans Ainsi parlait Zarathoustra extrait de Nietzsche.



Toute joie veut l'éternité de toutes choses, veut du miel, du levain, veut un minuit ivre, veut des tombes, veut la consolation des larmes sur les tombes, veut le flamboiement d'un couchant d'or,

que ne veut-elle pas, la joie! elle est plus altérée, plus cordiale, plus affamée, plus terrible, plus intime que toute douleur, elle se veut elle-même, elle se mord elle-même, la volonté de l'anneau lutte en elle, ―

― elle veut l'amour, elle veut la haine, elle est trop riche, donne, gaspille, mendie pour que quelqu'un la prenne, remercie celui qui la prend, elle aimerait bien être haïe, ―

― elle est si riche, la joie, qu'elle a soif de douleur, d'enfer, de haine, de honte, d'infirmité, soif du monde, ― car ce monde, oh vous le connaissez!

Hommes supérieurs, c'est vous qu'elle désire, la joie, l'indomptable, la bienheureuse, ― elle désire votre douleur, hommes manqués! Toute joie éternelle languit après les choses manquées.

Car toute joie se veut elle-même, c'est pourquoi elle veut aussi la peine! Ô bonheur, ô douleur! Oh brise-toi, cœur! ô hommes supérieurs, apprenez-le, toute joie veut l'éternité,

― la joie veut l'éternité de toutes choses, veut la profonde, la terrible éternité!


F. Nietzsche, Chinois de la Chine imaginaire.


(Ainsi parlait Zarathoustra, dans l'inégalable traduction de Marthe Robert, Union générale d'éditions, pp. 305-306)


C'est un magnifique billet pour commencer l'année, non ? même si ce n'est pas moi qui l'ai écrit ;)